Le premier exposé sur l’église Notre Dame de l’Assomption de Rouffach était axé sur les importants travaux de restauration de ce vénérable édifice exécutés de 1867 à 1875.
Cette deuxième étude, qui comprend la période de 1869 – 1899 doit nous rappeler les gros efforts financiers consentis par les rouffachois pour la décoration et l’ameublement de leur sanctuaire. Il faut être conscient de la valeur de ce patrimoine qui nous a été légué et qui témoigne du savoir faire des différents artistes, tout comme de la ferveur et des moyens mis en œuvre par la commune, la paroisse et les habitants pour son acquisition.
Il ne s’agissait pas seulement de remplacer un matériel quelconque mais bien de pourvoir l’église d’objets de culte et de dévotion digne du lieu et permettant aux fidèles de faire le lien avec le sacré.
Seconde partie de la conférence donnée par Pierre-Paul FAUST vendredi 26 janvier 2001 à la salle paroissiale de Rouffach.
Cet article présente une conférence donnée par Pierre-Paul FAUST le vendredi 26 janvier 2001 à la salle paroissiale de Rouffach concernant Notre-Dame de Rouffach, une église marquée par les meurtrissures de la Révolution.
L’église Notre-Dame de Rouffach entre dans le 19ème siècle marquée par les meurtrissures de la Révolution, les toitures de la flèche et du transept fortement endommagées par la chute de la croix, précipitée dans le vide sans ménagement en 1794, laissant pénétrer la pluie. Toutes les sculptures et statues accessibles ont été endommagées, les stigmates de la belle façade Ouest, œuvre du maître WOELFELIN de Rouffach, témoignent encore de la fureur révolutionnaire. Le souffle de la Terreur va participer à sa façon au dégagement de l’aire ecclésiale en s’attaquant au cimetière.
La photographie est extraite de L'Alsace photographiée par Adolphe BRAUN en 1859 (archives départementales du Haut-Rhin 2000).
Le Haut-Mundat ou Obermundat, est l’une des seigneuries qui composent la gigantesque nébuleuse que constitue le Saint Empire romain germanique, Heiliges römisches Reich deutscher Nation, un agglomérat d'une nuée d'états, électorats, principautés, archevêchés, comtés, domaines de chevalerie, villes libres ou abbayes d’Empire, dont certains n’étaient que de minuscules territoires, entre les mains de princes laïcs ou ecclésiastiques.
Nous avons vu au sujet des tours de la ville (dans l’article Des nuits agitées et un réveil en fanfare…) combien il était difficile de représenter sur un plan les ouvrages, les bâtiments et les rues, en précisant leur fonction et leur nom. La localisation précise de certains bâtiments reste encore très floue dans l’état actuel des recherches et pour certaines maisons il y a si peu d’indications qu’elle est impossible.
Les travaux entrepris par le Dr. François BOEGLY et son équipe de la Société d’Histoire et d’archéologie du Bailliage permettront de lever le voile sur certains points obscurs de la topographie du Rouffach ancien.
Le document qui suit, s’il ne clarifie pas véritablement les choses, indique cependant quelques pistes de recherche. Il s’agit de quelques pages extraites du greffe de la ville de Rouffach, datées du 26 juillet 1752, rédigées en français, dont nous avons transcrit l’original en conservant l’orthographe :

Gérard MICHEL
Ancien professeur de Lettres et passionné de paléographie, je partage sur ce blog le fruit de plus de 20 ans de travail autour de documents d'archives.
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