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Une charte de franchise de 1384 ...

1384 0

L'archiviste au travail: Pierre-Paul Faust, le 5 janvier 2012 (décédé le 4 janvier 2017)

 Kopialbuch, livres de copies, chartes, cartulaires ...

 

Dans cet article, nous emploierons plusieurs fois le mot charte, un mot qui est encore d’actualité mais qui, au Moyen-Âge, a une signification particulière. Il y sera question de chartes de franchises qui sont des documents rédigés par le pouvoir seigneurial et qui concèdent et garantissent aux habitants d’une ville, d’un bailliage ou d’une seigneurie, un ensemble de droits, de privilèges, de franchises. Ces chartes sont pour leur grande majorité rédigées sur parchemin et authentifiées par un ou plusieurs sceaux. D’autres chartes peuvent concerner un titre de propriété, une dotation, la vente de terres, une fondation, etc.

La plus ancienne charte conservée aux archives de Rouffach: 27 février 1270

Un Kopialbuch est un cartulaire, (du latin cartulaire), un registre qui contient les copies de chartes. Il est réalisé afin d’éviter d’endommager, par exemple en raison d’une utilisation fréquente, un original précieux. Il permet de fournir une vue d’ensemble rapide et précise, des titres légaux et des titres de propriété, ce qui simplifiait le travail administratif. Et enfin, il permet d'éviter la perte définitive de titres de propriété importants, à la suite d’un incendie ou par les effets de la guerre. Ces cartulaires peuvent être certifiés conformes à l’original par un notaire.

Les archives municipales de Rouffach conservent plusieurs de ces registres, rédigés par les greffiers municipaux aux 17ème et 18ème siècle. Ils reproduisent des documents du 14ème et du 15ème siècle et ils constituent une source essentielle pour l’historien, les originaux n'ayant pas toujours été conservés. Ces chartes sont signées des plus hautes autorités de l’empire, rois, empereurs, évêques, noblesse de l’Empire et de l’Obermundat, et concernent des privilèges accordés par elles à la Ville et au bailliage.

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La vigne et le vin: une longue histoire à Rouffach ...

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La cave des Hospices de Strasbourg abrite le plus vieux vin au monde, un blanc né en 1472. 

 photo dans Christophe Reibel La Vigne - Vitisphere le 22 janvier 2015

Le vin a une importance considérable dans l’économie de Rouffach dès le haut Moyen-Âge et il participe à la richesse et à la renommée de la ville. C’est une source de revenus pour le peuple, c’est une source de richesse pour les bourgeois et surtout pour les nombreuses cours appartenant à de riches abbayes parfois lointaines qui perçoivent les revenus des terres qu’elles possèdent à Rouffach, ainsi que pour le seigneur de la ville, l’évêque et les chanoines du grand chapitre qui perçoivent la dîme en vin.

De ces cours, dont certaines sont mentionnées dès la fin du 7ème siècle, il subsiste encore des traces dans l’architecture ou la toponymie de la ville, telles les rues de Pairis et de Lucelle, ou le fenestrage gothique de la galerie de l’étage de la cour d’Eschau, visible depuis la Promenade des Remparts.

En 640 selon Sebastian Münster, 662 selon T. Walter ou 675 selon Grandidier, Dagobert donne à l'Eglise de Strasbourg une curtis [1] in pago qui vocatur Rubiaca. Le récit de cette donation ne repose sur aucune charte authentique retrouvée et relève de la légende. Cependant, elle a bien eu lieu: à quel moment, par qui, le mystère demeure...

Rapidement, ce domaine s'étendra et sera progressivement découpé en parcelles plus ou moins importantes, qui seront offertes, avec terres, vignes, habitat et habitants, par les évêques successifs, à des communautés religieuses qui les feront fructifier et en tireront leur revenu.

Le lecteur trouvera ci-après une liste, non exhaustive, de ces abbayes, couvents, commanderies, prieurés, qui ont été les premiers propriétaires, et viticulteurs, de nos vignes, les domaines du Vorbourg, Galg Buehl, Leimen, Rot Mürle, Bollenberg, Schlittweg, Sanct Lendelin...

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Hans Scheubelin, maître de chai de la cour dimière de Rouffach

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La cour dimière épiscopale de Rouffach

Zehenthoffs Küeffer Ordnung zue Ruffach: Règlement et serment du "tonnelier" de la cour dimière de Rouffach 1603

Avant l'ère du plastique, de la fibre de verre et de l'acier inox qui s'est installée dans beaucoup de nos caves, les corporations faisaient une distinction extrêmement sévère entre les artisans qui fabriquaient les différents contenants utilisés par les vignerons: les dictionnaires des frères Grimm  et celui d'Adelung font ainsi la distinction entre Küeffer, Bötticher, Böttcher, Kübler, Fassbinder, Grossbinder, Schwartzbinder, Kleinbinder, etc. Le vin était, avec les céréales, une denrée précieuse, une part importante dans la consommation quotidienne des gens du peuple et une source de revenus importante pour ceux qui en prélevaient la dîme, le seigneur du lieu et les nombreuses maisons religieuses qui étaient possessionnées à Rouffach. Il était donc essentiel de veiller soigneusement à son élaboration et à sa conservation et la bonne qualité des tonneaux, cuves, bottiches, fûts, foudres jouaient là un rôle primordial.

Le sujet de l'article est un règlement qui fixe les droits et les devoirs du Zehenthoff Küeffer, un titre conféré par la haute autorité de l'Obermundat, l'évêque de Strasbourg à l'homme qui sera chargé d'une fonction essentielle, celle d'entretenir les tonneaux de la cave dimière de l'évêque, mais aussi et surtout de surveiller la maturation et l'évolution du vin, denrée précieuse, s'il en est. Une fonction multiple, celle de tonnelier de la cour dîmière, certes, mais aussi et surtout celle de responsable de cave, caviste, maître de chai, dirions-nous aujourd'hui.

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1586: procès criminel de Michael Burkhardt, voleur

1586 0

Malefiz Recht gehalten freÿtags, den 5. Decembris Anno 1586

Nous avons eu maintes fois l’occasion de rappeler dans ces pages que la justice criminelle appliquée dans l’Obermundat, comme dans tout l’empire allemand, était régie par la Lex Carolina, la Constitutio Criminalis Carolina. Ce code de procédure pénale, rédigé entre 1530 entre 1532 sous Charles Quint, dont il reçut le nom, pose les bases du droit et des procédures pénales qui resteront en vigueur dans le monde germanique pendant près de trois siècles.

Le droit fait la distinction entre le délit, Frevel, et le crime, Malefiz.  Est considéré comme crime, une infraction grave punie de la peine de mort : meurtre, homicide, rapt, viol, incendie volontaire, faux témoignage, adultère de l’homme, inceste, bigamie, blasphème, certains cas de vol comme le vol dans les églises, faux serment et violation de serment, rupture d’Urphed et, évidemment, le crime de sorcellerie.

Pour ce qui est des châtiments, la loi établit la distinction entre châtiment corporels et peine de mort. La peine d’emprisonnement n’est prononcée qu’en cas de petits larcins. La prison perpétuelle, même si elle est mentionnée dans la Carolina, n’est que rarement prononcée, je ne l’ai jamais rencontrée dans les documents d’archives concernant Rouffach et l’Obermundat.

Dans l’article qui suit, je propose un procès criminel, Malefiz Gericht,[1] engagé contre Michel Burckhardt, natif de Wittenheim, arrêté et incarcéré au château d’Isenbourg, le 31 octobre 1586, pour une longue série de chapardages perpétrés dans la proche région de Rouffach.  Le lecteur pourra juger après cette lecture si les vols que reconnait le prévenu justifient la sentence prononcée contre lui à l’issue de son procès…

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Enfants abandonnés....

1791 /1792 0

Une mère confiant son enfant à un "tour d'abandon." Au-dessus d'elle, une poignée pour actionner la clochette destinée à prévenir la sœur tourière... Gravure anonyme XIXème siècle.

Dans l’article Quelques compléments à l’histoire du prieuré du saint Esprit de Rouffach, le dernier paragraphe évoquait Marie Elisabeth, une petite orpheline confiée aux religieux de l’Ordre du Saint Esprit. A Rouffach, Marie Elisabeth, n’est pas un cas isolé d'enfant confié à la charité publique: les protocoles des sessions du conseil relèvent régulièrement des cas d’abandon d’enfants « exposés ». 

Au XVIIIème siècle, l’abandon d’enfants était devenu un fait de société qui dépassera rapidement les possibilités d’accueil des maisons, incapables de rétribuer des nourrices compétentes. L'accueil et la prise en charge de ces délaissés aurait dû empêcher l’infanticide et l’avortement, mais eurent pour conséquence malheureuse la multiplication des abandons. Les structures d’accueil se trouvèrent dans l’incapacité d’absorber l’afflux des orphelins et, à la mortalité infantile des nouveau-nés, s’ajoutera celle des enfants recueillis… 

Rouffach ne semble pas avoir disposé d’un tour d’abandon, cette sorte de boite rotative dans laquelle les mères laissaient de manière anonyme leur bébé qui était pris en charge, de l’autre côté du mur…  L’enfant était déposé, simplement, emmaillotté, sur un banc ou sur le seuil d’une porte.

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L'auteur

Gérard MICHEL

Ancien professeur de Lettres et passionné de paléographie, je partage sur ce blog le fruit de plus de 20 ans de travail autour de documents d'archives.

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