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Prisons de Rouffach au XIXème siècle: la maison de transfèrement de la Tour des Sorcières

1832 / 33 0

L’histoire des prisons et cachots de Rouffach est une longue histoire dont la plus grande partie reste à écrire…

Les textes anciens parlent de la prison Sainte Catherine, souvent évoquée dans les pages d’obermundat.org. On y enferme les coupables de délits, coups et blessures, conflits de voisinage, jeux interdits, tapage nocturne, injures, jurons, blasphèmes, etc. D’autres mentionnent celle du château Isenbourg, réservée aux criminels comme le précise un vieil urbaire de la Ville de 1530 (A.M.R. FF 4 / 3). Les personnes accusées d’un crime, susceptibles d’être condamnées à la peine de mort, meurtre, assassinat ou sorcellerie, étaient toujours emprisonnées dans les geôles du Château depuis leur arrestation jusqu’au procès et l’exécution de leur peine. La tradition populaire rapporte que les prétendus sorciers et sorcières étaient enfermés dans la Tour des Sorcières, une tradition qui n'est étayée par aucun document d’archives.  A noter également que la désignation de Tour des sorcières est récente et ne figure dans aucun document ancien…

Les délits mineurs eux, étaient punis d’un séjour en käffig (cachot), ou exposés en public dans le Narren-Häusslein (maisonnette des fous) ou la Trille pour quelques heures… ou encore la Geige (un carcan en forme de violon) ou le Lasterstein, la pierre d’infâmie, pour un circuit dans les rues de la ville, sous les huées et les quolibets de la foule !

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Quelques victimes de la chasse aux sorcières à Rouffach...

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Le journal Le Monde titre dans son Billet de Blog du 20 décembre 2021 :

Les victimes des chasses aux sorcières entre le XVIe et le XVIIIe siècles bientôt officiellement innocentées en Ecosse…

Près de 4 000 personnes ont été jugées pour sorcellerie en Ecosse. Un texte visant à blanchir leur mémoire a été déposé au Parlement écossais, et devrait être voté d’ici à l’été 2022.

En Ecosse, selon des chiffres publiés en octobre 2019, la chasse aux sorcières aurait fait quatre à cinq fois plus de victimes que la moyenne européenne !

Après une campagne de deux ans, un projet de loi visant à innocenter les accusé(e)s a été déposé au Parlement écossais et a obtenu le soutien du gouvernement et de la première ministre. Les militants sont sur le point d’obtenir des excuses officielles au nom de 3837 personnes, dont 84% de femmes dont la plupart ont péri dans les flammes du bucher !

En Alsace, près de 2 Millions d’habitants. En Ecosse un peu moins de 5 1/2 Millions. En Ecosse 4000 victimes. En Alsace, elles seraient 1606 dont 500 pour le Haut-Rhin, affirment les auteurs de ces statistiques qui oublient de citer leurs sources et de préciser dans quels services d’archives ils les ont trouvées ! On reste évidemment pantois devant l’extrême précision de ces chiffres auxquels il ne manque que des décimales !

Pour Rouffach, aux archives municipales de la Ville et aux archives départementales du Bas Rhin de Strasbourg, j’ai relevé 178 noms, mais seulement une centaine de dossiers plus ou moins complets de procès et condamnations suivies d’exécutions dans presque tous les cas, en l’espace de 80 ans, entre 1585 et 1664. Ces chiffres sont le résultat de recherches effectuées dans des documents originaux que j’ai tous eus en mains, transcrits, commentés et traduits, pour un certain nombre. Mais je ne suis pas au bout de ce défrichage et déchiffrage,, il reste encore beaucoup de liasses inexplorées, et d’autres noms apparaîtront certainement dans un proche avenir ! C’est évidemment plus long et plus fastidieux qu’un copié-collé…

L’Alsace blanchira-t-elle elle aussi un jour la mémoire de ces enfants, hommes et femmes, emprisonnés dans des conditions inhumaines, interrogés, torturés et livrés vivants aux flammes d’un bûcher ?

... et Rouffach?

Gérard Michel

 

Le lecteur trouvera ci-après un document signé François Boegly, fruit de ses recherches généalogiques dans les actes  notariés et registres paroissiaux conservés aux archives départementales de Colmar. En première partie, il trouvera quelques notes biographiques sur  4 victimes, accusées de sorcellerie,  issues de la même famille , exécutées dans les flammes du bûcher... Et à la suite, quelques notes au sujet de onze autres victimes...

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La maison du bourreau et celle des prostituées, rue des Récollets

1534 / 1549 0

Bien qu'exécutant d'arrêts de justice prononcés par des tribunaux légitimes suivant des codes de procédures criminelles tout aussi légitimes, le bourreau reste exclu de la vie sociale et bourgeoise, un paria, haï et redouté de tous. Et pourtant, même si sa fonction demeure entachée d'infamie et de souillure, il est une figure importante de la Ville, un personnage respecté, toujours appelé  Meister, Maître, et qu'on sollicite dans les situations graves.…

Exécuteur des hautes œuvres

Le bourreau est l’exécuteur des hautes œuvres : il est chargé d’exécuter les peines capitales et corporelles ordonnées par la justice criminelle. Cette justice s’appuie sur un code de procédure criminelle Halsgerichts Ordnung, qui fixe de manière très réglementée et codifiée les peines encourues selon la nature du crime : sévices corporels, mise à mort par noyade, bûcher, enfouissement, décapitation, écartèlement, pendaison, etc. Le bourreau pouvait également être amené à mutiler ses victimes, en les marquant au fer rouge ou encore en les amputant d’une partie du corps.

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On ne plaisante pas avec les voleuses de raisins et de poires !

1549 0

Le Magistrat,  Conseil de la Ville, présidé par le Schultheiss, composé de 15 conseillers « élus », a compétence pour juger les affaires de police. Ces mêmes conseillers sont très régulièrement appelés à siéger comme jurés dans des affaires criminelles, meurtres, infanticides, sorcellerie, etc. La justice civile  représente une partie importante des activités du Magistrat, sinon la plus importante : ses membres sont alors jurés dans un « tribunal » qui traite des affaires de police de la cité: coups et blessures, ivrognerie, injures, fraudes, vols, etc.

Voici deux exemples de "petits" délits très séverement punis, tirés d’un épais registre de 373 feuillets consignant les protocoles des séances du Magistrat des années 1547 à 1551.

Ils concernent deux larcins, commis par deux femmes : le premier, le vol de raisins dans les vignes, l’autre celui de 280 poires.

L’affaire est portée devant le conseil « ordinaire » du Magistrat, tenu le mardi qui suivait la saint Mathieu (fêté le samedi 21 septembre qui tombe un samedi en 1549) donc le 24 septembre 1549.

 

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Margreth Sontag et Agnès Spon

1624 / 1627 2

Encore une histoire de sorcières sur obermundat.org !

Pour suivre la mode ? Si l’on considère la multitude de publications, émissions de radio et de télévision qui lui sont consacrés, le sujet semble effectivement être porteur.

Mais est-il bien utile de rappeler ces moments sombres de notre histoire, au cours desquels furent livrés aux flammes d’un bûcher, après l’angoisse du cachot et l’horreur de la torture, des centaines de femmes, d’hommes, et d’enfants ?

Oui, pour tirer de l’oubli ces malheureuses victimes, pour empêcher qu’elles ne deviennent les vedettes du folklore de fêtes prétendument médiévales … et rétablir la vérité en revenant aux sources, débarrasser les discours que l’on tient sur le sujet, du fatras que l’on a inventé pour en rendre les histoires plus croustillantes… car quand on ne sait pas, on invente, pour faire rire ou frissonner le lecteur ou l’auditoire…

Je propose dans cet article deux Urgichten, aveux recueillis à l’issue de leur interrogatoire, de deux femmes: la première, Margreth Sontag, exécutée en 1624 et la seconde, Agnès Spon, exécutée en 1627. Des aveux spontanés (guetlich), croisés avec des aveux suggérés (peinlich), pour se libérer enfin, quel qu’en soit le prix à payer, de l’horreur du cachot et des souffrances insoutenables de la torture…

Le lecteur pourra juger, en conscience, si les crimes avoués par ces malheureux, après de longues heures d’interrogatoire et de tourments infligés par le bourreau, méritaient une fin dans l’horreur d’un bûcher… 

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L'auteur

Gérard MICHEL

Ancien professeur de Lettres et passionné de paléographie, je partage sur ce blog le fruit de plus de 20 ans de travail autour de documents d'archives.

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