Découvrez l'Alsace d'autrefois avec l'histoire de Rouffach, capitale de l'Obermundat.
Beaucoup de rouffachois se souviennent, avec un brin de nostalgie pour certains, des Kilwa-Johrmarckt du temps de leur jeunesse qui appelaient dans la ville, pour quelques jours, à l’occasion de la fête patronale du 15 août, une importante partie de la population, celle de la ville mais aussi celle des villages alentour.
Cette importante manifestation était la dernière survivante des quatre grands marchés-foires de Rouffach qui accueillaient autrefois une foule de marchands, saltimbanques, musiciens, acheteurs et curieux, venus des quatre coins du pays : le 14 février, le marché de la Saint Valentin, celui du 7 mai, fête de l’Invention de la Croix, celui du 15 août, fête de l’Assomption de la Vierge Marie et le 8 septembre fête de la Nativité de Marie.
photographie A. Braun
Dans notre recherche des marques de tailleurs de pierre, nous avons retrouvé récemment un vestige de ce qui pourrait être la seule trace laissée par l’ordre du Saint Esprit à Rouffach : dans l’un des jambages du portail de l’ancienne ferme de la rue Ullin ont été réutilisés deux blocs de pierre, les deux remontés à l’envers, sur lesquels figurent deux écus. Nous n’avons pas encore pu identifier l’un d’entre eux, mais l’autre représente l’écu de l’ordre : une croix à double croisillon, dont les extrémités sont élargies en forme de croix pattée à branches évasées, que Guy de Montpellier avait adoptée pour l’ordre des Hospitaliers du Saint Esprit.
Un lecteur d'obermundat.org nous a adressé un courrier au sujet de l'écu de la rue Ullin que nous n'avions pas réussi à identifier:
Obermundat.org prend un peu de repos ... pour travailler à de nouveaux billets hebdomadaires du jeudi! Le prochain article sera en ligne le jeudi 20 août 2020... bon été à tous nos lecteurs et à bientôt !
Boutique médiévale dans Dictionnaire raisonné de l'architecture française du XIème au XVIème siècle.
Encore du poisson ? Oui, mais cette fois il ne sera plus question de la pêche mais de la vente du poisson. Nous avons évoqué à plusieurs reprises l'importance du poisson dans une alimentation régie par les lois chrétiennes qui interdisent la consommation de la chair des "animaux terrestres" le vendredi, jour de pénitence et de mortification et durant les périodes de jeûne, celle du Carême ou de l’Avent notamment, soit plus d'un tiers de l'année! D'où l'importance dans nos villes du commerce de poisson et des marchés qui proposent au chaland du poisson d'eau douce issu le plus souvent de la pêche locale ou du poisson de mer, séché, salé ou fumé acheminé par le Rhin depuis les mers du Nord.
Le poisson est une denrée très sensible et devient rapidement impropre à la consommation et dangereux s'il n'est pas transporté et conservé dans les meilleures conditions avant d'être présenté au chaland sur les étals des marchands. Les autorités, celles de l'Empire et celles des seigneuries, répondant aux doléances soulevées par les gens du pays, riches et pauvres, est-il précisé, qui souhaitent un contrôle plus sévère, à la fois de la qualité du poisson proposé sur les étals et également des prix pratiqués par les marchands. On aboutira ainsi en 1506 à un nouveau règlement, - ce n'est sans doute pas le premier et ne sera pas le dernier -, dont le billet qui suit proposera des commentaires, quelques réflexions personnelles, ainsi que le texte intégral et sa traduction.

Gérard MICHEL
Ancien professeur de Lettres et passionné de paléographie, je partage sur ce blog le fruit de plus de 20 ans de travail autour de documents d'archives.
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