Découvrez l'Alsace d'autrefois avec l'histoire de Rouffach, capitale de l'Obermundat.
Jacques Callot :Le Mendiant à la jambe de bois (1622)
Cet article est le premier d’un série consacrée aux hospices de Rouffach : hôpital Saint-Jacques, Hospice du Saint Esprit et prieuré Saint Valentin.
Plusieurs articles traiteront des confréries, laïques et religieuses, nombreuses à Rouffach, dont certaines avaient également la vocation d’accueillir des confrères ou consœurs indigents. Le sujet léproserie a déjà été traité dans l’article Lèpre, lépreux et léproseries de Rouffach.
L'hôpital est d'abord un lieu d'accueil des voyageurs, des pèlerins et, surtout, des indigents et ce n'est que très lentement, qu'il deviendra un établissement de soins.
Livre censier de l’église Notre-Dame 1482[ Archives municipales de Rouffach. A / GG 24
Cet article est le second d'une série de cinq consacrée à cinq livres censiers conservés aux archives municipales de Rouffach… une modeste contribution à l’histoire des familles rouffachoises et à la topographie du vieux Rouffach …
Le premier exposé sur l’église Notre Dame de l’Assomption de Rouffach était axé sur les importants travaux de restauration de ce vénérable édifice exécutés de 1867 à 1875.
Cette deuxième étude, qui comprend la période de 1869 – 1899 doit nous rappeler les gros efforts financiers consentis par les rouffachois pour la décoration et l’ameublement de leur sanctuaire. Il faut être conscient de la valeur de ce patrimoine qui nous a été légué et qui témoigne du savoir faire des différents artistes, tout comme de la ferveur et des moyens mis en œuvre par la commune, la paroisse et les habitants pour son acquisition.
Il ne s’agissait pas seulement de remplacer un matériel quelconque mais bien de pourvoir l’église d’objets de culte et de dévotion digne du lieu et permettant aux fidèles de faire le lien avec le sacré.
Seconde partie de la conférence donnée par Pierre-Paul FAUST vendredi 26 janvier 2001 à la salle paroissiale de Rouffach.
... le matin, tous les maçons et tailleurs de pierre avaient été convoqués au pied de l’église. On leur donna l’ordre d’arracher et de briser toutes les sculptures, toutes les croix, représentations des saints et tout ce qui avait trait à la religion catholique. A dix heures du matin trois ouvriers maçons s’affairaient à briser les sculptures du grand portail, un chef d’œuvre qui n’avait de pareil que celui du portail de la cathédrale de Strasbourg et qui représentait le Jugement dernier. Une grande quantité d’autres précieuses statues, qui se trouvaient à l’intérieur de l’église et en particulier dans le chœur furent également saccagées. Le cimetière avait été, deux jours plus tôt, transformé en un immense champ de ruine. Les habitants de Rouffach avaient mis en lieu sûr les pierres tombales et les croix des tombes familiales. Mais tout ce qui n’avait pas été emporté ou n’avait pu l’être fut réduit en morceaux. Il était question d’aménager un nouveau cimetière devant la porte de Froeschwiller.

Gérard MICHEL
Ancien professeur de Lettres et passionné de paléographie, je partage sur ce blog le fruit de plus de 20 ans de travail autour de documents d'archives.
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