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Valentin Boltz

Gedruckt zuo Basel : by Jacob Kündig, Jm jar 1549
Illuminier Buoch, wie man allerley farben bereitten, mischen, schattieren unnd ufftragen soll / Universitätsbibliothek Basel, UBH AB IV 3390, https://doi.org/10.3931/e-rara-5578 / Public Domain Mark
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Catégorie: Personnages
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Valentin Boltz, réformateur, traducteur, dramaturge et peintre…

1500-1560

En cette première moitié du seizième siècle, Rouffach est un pôle d’attraction fort pour les intellectuels et de grands noms de l’humanisme rhénan se sont retrouvés à l’école humaniste du couvent des Récollets de Rouffach…

Parmi eux, Valentin Boltz, né avant 1515 à Rouffach, homme de lettres, prédicateur protestant, théologien, traducteur et auteur prolifique de la première moitié du XVIᵉ siècle. Boltz incarne bien l’esprit de l’humanisme rhénan : il contribue à la diffusion des savoirs et des formes littéraires nouvelles en traduisant des comédies latines (notamment de Térence), en composant des pièces dramatiques à portée morale ou religieuse, et en produisant des ouvrages didactiques sur des sujets aussi divers que la peinture des enluminures ou des satires de mœurs.

Son passage par des milieux intellectuels tels que l’école humaniste liée au couvent des Récollets de Rouffach illustre l’ouverture culturelle et le goût pour les lettres et les arts qui animaient l’Alsace rhénane à la Renaissance : ce réseau comprenait des philologues, théologiens et savants qui, à l’image de Boltz, tissaient des liens entre pédagogie, réforme religieuse et création littéraire.

En rangeant de vieux papiers, j’ai retrouvé deux coupures du Journal L’Alsace, deux articles sur Valentin Boltz, rédigés par Hugues Walter, le fils de Thiébaut Walter. Le second article était une mauvaise traduction en français du premier, l’original était rédigé en allemand, (en 1953, les journaux alsaciens paraissaient en édition bilingue) et j’ai préféré travailler sur cette version.

J’ai retranscrit l’article (le papier avait beaucoup souffert et l’O.C.R. peinait à reconnaitre les caractères) et je l’ai traduit en meilleur français, avec l’inévitable complicité de l’IA.

Je propose au lecteur les deux textes, d'abord ma traduction suivie de l’original de Hugues Walter.

Dans la salle des colonnes de l’hôtel de ville de Rouffach se trouvent deux plaques commémoratives présentant un nombre remarquable d’hommes célèbres dont la renommée ou l’importance dépassa largement le cadre de leur ville natale. La plupart appartiennent à la même époque : Jodocus Gallus (Hahn), recteur de l’université de Heidelberg et prédicateur à la cathédrale de Spire, Conrad Pellicanus (Kürschner), hébraïsant et professeur à Zurich, Conrad Lycosthenes, prédicateur et écrivain à Bâle, Materne Berler, chroniqueur et curé à Gueberschwihr, Johann Sigrist, vicaire général à Strasbourg et recteur de l’université de Bâle, Wolf Koch, maître d’œuvre, Sebastian Austrius, médecin et écrivain, Valentin Boltz, prédicateur, dramaturge, enlumineur et professeur d’art pictural, vécurent tous entre 1450 et 1575 et appartenaient au milieu des érudits. Les plaques commémoratives donnent une image d’ensemble des professions dans lesquelles les humanistes se distinguèrent.

L’époque de la Renaissance, celle de l’humanisme, se caractérise par un manque général de calme intérieur et de clarté dans les objectifs. Ce fut l’heure de naissance d’une nouvelle ère orientée vers la science, dans laquelle nous vivons encore aujourd’hui, une heure dont on pouvait célébrer le cinq-centième anniversaire en mai 1953. Bien des éléments médiévaux restaient encore une réalité vécue, tandis qu’une quantité immense de nouveautés, parfois contradictoires, affluaient vers les hommes dans les domaines les plus divers : redécouverte de l’Antiquité, découverte des langues vernaculaires par les érudits, inventions et voyages d’exploration, enfin la Réforme, qui, à travers les transformations ecclésiastiques, pénétra profondément dans la vie religieuse, c’est-à-dire dans l’intériorité des hommes, et qui, selon les circonstances, eut aussi des répercussions sur leur vie quotidienne.

Les années de jeunesse de Valentin Boltz tombent dans cette période de la Réforme, où plus d’un, animé des meilleures intentions, emprunta des voies qui déterminèrent son destin et dont il souffrit toute sa vie. L’année exacte de sa naissance n’est pas connue, mais elle est certainement bien antérieure à 1515, puisqu’il est déjà mentionné en 1534 comme prédicateur à Alpirsbach (Wurtemberg). Il doit être né vers 1500, ce que confirme en partie son année de décès, 1560.

On sait peu de choses de sa jeunesse. Il a probablement grandi dans des conditions modestes, car après la mort de son père, survenue en 1515, sa mère dut être soutenue par la corporation des vignerons à laquelle son mari appartenait. La mère était originaire de Kaysersberg ; elle s’y retira après le décès de son époux. Boltz lui rendit visite en 1544 ; le fait qu’elle fût encore en vie à cette date prouve soit qu’elle était beaucoup plus jeune que son mari, soit que celui-ci était mort relativement jeune.

Pour parler maintenant de la vie de Boltz, il faut d’emblée souligner que, extérieurement et géographiquement, elle fut très instable. Tout commença par son ralliement à la Réforme, comme son compatriote rouffachois plus âgé Pellicanus l’avait fait ; nous le rencontrons ainsi pour la première fois en 1534 à Alpirsbach, où il exerça comme prédicateur au monastère bénédictin, au service du duc Ulrich de Wurtemberg, qui était alors aussi seigneur de Riquewihr,  et probablement grâce à l’entremise du réformateur Blaurer.

Mais dès 1539 il quitte la Forêt-Noire et se rend à Tübingen, où il est diacre et traduit six comédies de Térence. En 1540 il se trouve encore dans cette région, mais à Schorndorf, comme prédicateur. Il n’y reste pas longtemps. Sa femme l’avait quitté à la suite de querelles conjugales, et il avait pris chez lui une jeune servante qu’il aurait voulu épouser. Or il devait non seulement verser chaque année une certaine somme à son épouse légitime, mais il ne pouvait obtenir le divorce. Il demanda qu’on lui permette au moins de se fiancer, afin d’éviter les mauvais propos et de prévenir la désorganisation de son foyer. Il préférait quitter son poste plutôt que rester dans de telles conditions. Comme l’affaire ne fut pas réglée dans son sens, il demanda sa démission dès le lendemain de la décision. Ainsi prit fin son activité réformatrice dans le Wurtemberg, et il fut libéré avec bienveillance.

On le retrouve en 1542 à Mollis, dans le canton de Glaris, où il exerce comme pasteur jusqu’en 1544, puis à Schwanden de 1544 à 1546.

En 1544, il entreprit avec Pellicanus, qui vivait à Zurich, et son épouse un voyage à Rouffach et, à cette occasion, rendit visite à sa mère à Kaysersberg. Il espérait que la Réforme s’y établirait aussi et qu’il pourrait y être engagé comme prédicateur évangélique. L’affaire échoua, bien que le comte Georg de Wurtemberg, qui résidait dans la proche Riquewihr, eût pris sa défense. Kaysersberg resta fidèle à l’ancienne foi.

Au retour, Boltz et Pellicanus dînèrent à Bâle chez l’autre célèbre Rouffachois, Conrad Lycosthenes, petit-fils de Pellicanus. Peu après, grâce à ses relations bâloises, Boltz obtint un poste de prédicateur à Laufen.

C’est alors que commence véritablement la période de sa vie par laquelle son nom s’est conservé honorablement dans la postérité.

La Renaissance avait repris du Moyen Âge la tradition des mystères ; il s’agissait de drames, ou plutôt de spectacles, dont le sujet provenait le plus souvent de la Bible et qui étaient joués par des étudiants itinérants et par le peuple sur les places publiques, généralement devant le portail des églises. En 1546, une pièce composée par Boltz, « La conversion de Paul », fut représentée avec grand succès. En cadeau d’honneur, il reçut du conseil dix thalers. Qu’il soit dit d’emblée que d’autres pièces suivirent, notamment le « Weltspiegel », un jeu de carnaval qui connut un succès extraordinaire et dans lequel Mulhouse est mentionnée comme seule ville alliée. Or un autre Rouffachois, Wieland, était alors greffier municipal à Mulhouse. Celui-ci demanda à Boltz d’écrire une comédie pour sa ville. Ainsi naquit « L’onction de David », imprimée en 1554, mais jamais représentée. En effet, la première représentation avait été empêchée par le « Vulcain hostile », l’incendie qui détruisit l’hôtel de ville de Mulhouse en 1551.

Tout ce qui précède montre déjà que la vie du poète fut riche en péripéties. Entre autres, il fut un jour attaqué près de Reinach et blessé d’un coup de hallebarde. Cela lui fit sans doute prendre en aversion la vie à la campagne, et il obtint un poste de prédicateur à l’hôpital de Bâle. À partir de 1548, il prêcha aussi à l’église des Franciscains et occasionnellement à la cathédrale. « Le peuple accourait en foule pour entendre le nouveau prophète. » Sa manière devait être, selon l’époque, assez rude, et elle plaisait certainement au peuple. « Ils accourent comme des fous, même depuis le Petit-Bâle, aux sermons de Valentin. » Un adversaire déclara un jour : « Boltz prêchait contre le gouvernement ; il disait que des voleurs, des débauchés et des adultères étaient élus au conseil. »

Son traitement était très modeste : dix thalers par an. La nécessité le poussa « au métier de la peinture ». Il était probablement enlumineur, c’est-à-dire qu’il peignait notamment des initiales et était très expérimenté dans cet art. En 1548, il avait rédigé le « Livre des couleurs ou manuel d’enluminure… », le premier ouvrage de ce genre en langue allemande, largement connu, publié en dix-huit éditions et même traduit en danois.

En 1552 parut un autre petit ouvrage de lui : « Senece Gesprächbüchlin… par Valentin Boltz de Rouffach ». Il n’en subsiste qu’un seul exemplaire, conservé à Colmar. C’est à l’obligeance du conservateur, H. P. Schmitt, que l’on doit la publication, pour la première fois, d’une page de cet ouvrage. La gravure sur bois provient probablement de Boltz lui-même. On remarquera la sûreté du trait et l’élégance de l’attitude de la femme représentée.

En 1555, une nouvelle agitation s’empare de Valentin. Il avait effectivement pu se remarier, mais la seconde union échoua elle aussi. De plus, le conseil ne lui était plus favorable. Il y avait ses attaques contre les autorités dans ses sermons, et le conseil voyait d’un mauvais œil qu’un pasteur exerce en plus de sa charge un second métier. Mais Boltz « plutôt que de renoncer à la peinture, finit même par s’y consacrer davantage », comme l’écrit un contemporain.

En effet, on le trouve en 1555 à Ungershusen près de Memmingen (Souabe), où il ne reste pas longtemps, car en 1559 il est à Binzen (Bade), où il ne peut pas non plus exercer longtemps sa charge, puisque la mort atteint ce pèlerin instable de la terre en 1560.

D’après tout ce qui a été dit, on pourrait facilement penser que Boltz était un rêveur inconsistant. En réalité, il n’en était rien, comme le montre l’excellente thèse inaugurale du Bâlois Fritz Mohr (1916).

Dans la dédicace du « Weltspiegel », on lit : « Que Dieu veuille accorder sa grâce pour que cette pièce serve à beaucoup pour leur amélioration. » Dans toutes ses œuvres apparaît son intention moralisatrice. Il veut instruire et améliorer.

Il défend la cause des pauvres et des faibles, auxquels il veut se rendre utile. Pour les « pauvres petits écoliers », il traduit les comédies de Térence « qui ne peuvent pas toujours avoir des interprètes ».

Il prend la défense des gens modestes :

« Dès qu’une guerre commence, le pauvre homme du commun doit y aller.
Quand il revient de la guerre à la maison, il ne rapporte que des jambes fatiguées, beaucoup de poux et peu d’argent. »

Les femmes ne sont pas bien vues chez Boltz. On le comprend si l’on considère ses expériences dans deux mariages malheureux.

Il sait certes que tous les enseignements et exhortations n’améliorent pas les hommes ; mais il recommence toujours, car sa vocation est celle d’un pasteur d’âmes. Il ne l’oublie jamais. Même dans le manuel d’enluminure cela transparaît, où cet ouvrage doit contribuer à ce que « beaucoup de personnes vertueuses puissent se divertir honnêtement avec des herbes et d’autres figures, afin d’éviter de pires occupations ».

Il fut peut-être comme prédicateur un peu rude et tonitruant, mais son zèle était sincère ; au fond, c’était un homme simple qui connaissait bien ses capacités. Il voulait « ne pas enfouir son talent et son don, mais en faire usage et travailler avec ».

Valentin Boltz a encore bien des choses à nous révéler aujourd’hui. Ce remarquable traducteur et prédicateur inspiré par Dieu, auteur de Jeux de carnaval et théoricien de l’art pictural, cet humaniste qui, avec ses qualités et ses défauts, nous apparaît si humain, mérite que son nom soit conservé pour la postérité.

 

Une page du « Senece Gesprächbüchlin…  par Valentin Boltz de Rouffach, 1552». L’unique exemplaire connu de cet ouvrage se trouve à la bibliothèque municipale de Colmar. Gravure sur bois, probablement de la main de Boltz lui-même.


Note: 

Son  Farbbuch oder Illuminierbuch (1549) était largement répandu. Il s’agit d’un manuel expliquant la fabrication et le mélange des couleurs, avec des exercices pratiques et un supplément contenant 48 « figures à colorier librement ». L’ouvrage a connu de nombreuses rééditions jusqu’au XVIIe siècle. 

 

 

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Texte original en allemand

Valentin Boltz, ein rufacher Reformator, Übersetzer, Dramatiker und Maler

In der Säulenhalle des Rufacher Rathauses befinden sich zwei Gedenktafeln, die eine stattliche Anzahl berühmter Männer aufweisen, deren Ruhm oder Bedeutung weit über den Rahmen ihres Geburtsortes hinausreichte. Die meisten davon gehören einer selben Ära an: Jodocus Genus (Hahn), Rektor der Universität Heidelberg und Prediger am Dom von Speier, Conrad Peilicanus (Kürschner), Hebräist und Professor in Zürich, Conrad Lycosthenes, Prediger und Schriftsteller in Basel, Mathernus Berler, Chronist und Pfarrer in Gueberschwihr, Johann Sigrist, Generalvikar in Strasbourg und Rektor der Universität Basel, Wolf Koch, Baumeister, Sebastian Austrius, Arzt und Schriftsteller, Valentin Boltz, Prediger, Dramatiker, Illuminist und Lehrer der Malkunst, lebten alle in der Zeit von 1450 bis 1575 und gehörten dem Gelehrtenstande an. Die Gedenktafeln liefern ein zusammenfassendes Bild jener Berufe, in denen sich die sogenannten Humanisten auszeichneten.

Die Renaissancezeit, die Zeit des Humanismus, ist dadurch gekennzeichnet, dass es ihr allgemein gesehen an innerer Ruhe und äußerem Zielbewusstsein fehlte. Es war die Geburtsstunde einer neuen, wissenschaftlich orientierten Ära, in der wir noch leben, eine Stunde deren 500. Wiederkehr wir im Mai 1953 feiern können. Viel Mittelalterliches war noch aktuell gelebte Wirklichkeit, während ungeheuer viel Neues und manchmal Widerstrebendes auf den verschiedensten Gebieten auf die Menschen einströmte: Neuentdeckung der Antike, Entdeckung der Volkssprachen durch die Gelehrten, Erfindungen und Weltfahrten, die Reformation endlich, die über die kirchlichen Zustände und Veränderungen tief ins religiöse Leben, d. h. ins Innere der Menschen griff und je nach Umständen rückwirkend auf ihr Alltagsleben sich auswirkte.

Schicksalbestimmende Tage

Die Jünglingsjahre Valentin Boltzens fallen in diese Reformationszeit, wo denn mancher in der besten Absicht Wege einschlug, die sein Schicksal bestimmten und worunter er Zeit seines Lebens zu leiden hatte. Sein genaues Geburtsjahr ist nicht bekannt, es fällt aber bestimmt sehr viel vor 1515, wird er doch schon 1534 als Prediger in Alpirsbach (Württemberg) genannt. Er muss um 1500 geboren sein, was einigermassen durch sein Sterbejahr 1560 erhärtet wird.

Von Boltzens Jugendjahren ist wenig zu ermitteln. Bestimmt ist er in eher ärmlichen Verhältnissen aufgewachsen, denn seine Mutter musste nach dem 1515 erfolgten Tode des Gatten von der Gilgenzunft (Rebleute) unterstützt werden, der er angehört hatte. Die Mutter stammte aus Kaysersberg; sie zog sich nach ihres Mannes Ableben dorthin zurück. Boltz stattete ihr dort 1544 einen Besuch ab; dass sie um diese Zeit noch am Leben ist, beweist entweder, dass sie viel jünger als ihr Mann war, oder dass dieser wahrscheinlich sehr jung aus dem Leben geschieden war.

Um nun von Boltzens Lebenslauf zu sprechen, so sei gleich vorangeschickt, dass dieser, rein äußerlich und geographisch gesehen, ein recht unsteter war. Es begann damit, dass er die Partei der Reformation ergriff, genau wie sein älterer Rufacher Landsmann Pellicanus sie ergriffen hatte; so treffen wir ihn erstmals 1534 in Alpirsbach, wo er im Dienst des Herzogs Ulrich von Württemberg — der damals auch der Herr von Reichenweiher (Riquewihr) war — und wahrscheinlich durch Vermittlung des Reformators Blaurer im Benediktinerkloster als Prädikant wirkte.

Aber schon 1539 verlässt er den Schwarzwald und zieht nach Tübingen, wo er Diakon ist und wo er sechs Komödien des Terenz übersetzt. 1540 befindet er sich immer noch in jener Gegend, nun aber in Schorndorf, und zwar als Prädikant. Er hält es nicht lange aus. Seine Frau hatte ihn wegen Ehestreitigkeiten verlassen, und er hatte sich eine junge Magd zugelegt, die er gern geheiratet hätte. Nun musste er aber nicht nur seiner Frau jährlich eine bestimmte Summe zahlen, sondern er konnte keine Scheidung der ersten Ehe erlangen. Er bat, man solle ihm doch mindestens erlauben, sich zu verloben, damit er dem bösen Gerede entgehe und um zu vermeiden, dass sein Hausstand zerrüttet werde. Er wolle lieber den Abschied nehmen, als unter solchen Umständen weiter an diesem Orte zu verbleiben. Da die Angelegenheit nicht in seinem Sinne geregelt wurde, bat er schon am Tage nach der Entscheidung um seine Entlassung. Damit sollte seine reformatorische Tätigkeit in württembergischen Landen zu Ende gehen, denn er wurde in Gnaden entlassen.

Er taucht 1542 in Mollis im Kanton Glarus auf, wo er bis 1544 als Pfarrer fungiert, darauf in Schwanden von 1544–46.

Besuch bei der Mutter in Kaysersberg

1544 hatte er mit Pellikan, der in Zürich lebte, und dessen Frau eine Reise nach Rufach unternommen und hatte bei dieser Gelegenheit seine Mutter in Kaysersberg besucht. Er hoffte, dass auch hier die Reformation einziehe und er als evangelischer Prediger angestellt werde. Die Sache zerschlug sich, trotzdem der im benachbarten Reichenweiher residierende Graf Georg von Württemberg sich um ihn angenommen hatte. Denn Kaisersberg hielt am alten Glauben fest.

Auf der Rückreise speisen Boltz und Pellikan in Basel bei dem anderen berühmten Rufacher und Enkel Pellikans, dem Conrad Lycosthenes. Bald darauf erhält Boltz durch die Basler Bekannten die Anstellung als Prediger in Laufen.

Jetzt eigentlich beginnt jener Lebensabschnitt, durch den sein Name der Nachwelt rühmlich erhalten geblieben ist.

Die Renaissancezeit hatte aus dem Mittelalter die Sitte der Mysterienspiele übernommen; es waren Dramen, oder eher Schauspiele, deren Stoff meist aus der Bibel stammte und die von fahrenden Studenten und Volk auf Plätzen, meist vor dem Kirchenportal aufgeführt wurden. 1546 wurde ein von Boltz gedichtetes Spiel „Pauli Bekehrung“ mit großem Erfolg gegeben. Als Ehrengeschenk erhielt er vom Rat 10 Taler. Es sei gleich vorweggenommen, dass noch weitere Stücke folgten, so insbesondere der «Weltspiegel», ein Fastnachtspiel, das einen außerordentlichen Erfolg aufwies und in dem «Mülhussen» als einziger zugewandter Ort erwähnt wird. Nun war eben in Mülhausen ein weiterer Rufacher, Wieland, Stadtschreiber. Dieser bat Boltz, eine Komödie für seine Stadt zu verfassen. So entstand die «Oelung Davidis», die 1554 gedruckt, aber nie aufgeführt wurde. Denn die erste Aufführung war durch den «widerwärtigen Vulcanus», die Feuerbrunst, der 1551 das Mülhauser Rathaus zum Opfer fiel, verhindert worden.

Ein bewegtes Leben

Alles Vorangehende zeigt schon, dass des Dichters Leben ein reich bewegtes war. Unter anderen wurde er auch einmal bei Reinach überfallen und mit einer Hellebarde verletzt. Das hat ihm wohl das Landleben verleidet, und er erreichte, dass er als Spitalprediger in Basel eine Anstellung erhielt. Von 1548 an hatte er noch in der Barfüßerkirche zu predigen und gelegentlich auch im Münster. «Das Volk lief in Haufen herbei, den neuen Propheten zu hören». Seine Art muss zeitentsprechend ziemlich derb gewesen sein und hat dem Volke bestimmt gefallen. «Sie laufen wie Narren selbst aus Klein-Basel in Valentins Predigten». Einmal heißt es aus dem Munde eines Gegners: «Boltz predigte gegen die Regierung, es würden Diebe, Unzüchtler und Ehebrecher in den Rat gewählt.»

Seine Besoldung war eine sehr geringe, 10 Taler jährlich. Durch die Not wurde er «zum handtwaerck des molens trungen». Er war wahrscheinlich ein Illuminist, d. h. er malte insbesondere Initialen und war in dieser Kunst sehr erfahren. 1548 hatte er das «Farbbuch oder Illuminierbuch ...» geschrieben, das erste dieser Art in deutscher Sprache, das allgemein bekannt, in 18 Ausgaben verlegt und sogar noch ins Dänische übersetzt wurde.

1552 erschien ein weiteres Werklein von ihm: «Senece Gespraechbuechlin... durch Valentinum Boltz von Ruffach». Von diesem ist nur ein einziges Exemplar erhalten, das sich in Colmar befindet. Der Zuvorkommenheit des Konservators, H. P. Schmitt, verdanken wir es, wenn hier erstmals ein Blatt daraus veröffentlicht werden konnte. Der Holzschnitt stammt wohl von Boltz selber. Man beachte die sichere Linienführung und die elegante Haltung bei dem dargestellten Weibe.

1555 kommt neue Unrast über Valentin. Er hatte sich tatsächlich in zweiter Ehe verheiraten können, aber auch die zweite Ehe ging in Brüche. Außerdem wollte ihm der Rat nicht mehr recht wohl. Es waren da seine Ausfälle gegen ihn in seinen Predigten, und dann sah der Rat es nicht gern, wenn ein Pfarrer neben seiner Stelle noch einen zweiten Beruf ausübte. Boltz aber hat «ee er vom malen abston, letzlich gar den hinzug genommen», wie ein Zeitgenosse schreibt.

In der Tat befindet er sich 1555 in Ungershusen bei Memmingen (Schwaben), wo er nicht lange bleibt, denn 1559 ist er in Binzen (Baden), wo er sein Amt nicht lange versehen kann, denn 1560 ereilt dort den unsteten Erdenpilger der Tod.

Kein leerer Phantast

Nach allem, was gesagt wurde, zu urteilen, könnte man leicht meinen, Boltz sei ein leerer Phantast gewesen. Dem war aber in Wahrheit nicht so, wie es aus der vortrefflichen Inaugural-Dissertation des Baslers Fritz Mohr (1916) erhellt.

In der Widmung des «Weltspiegels» heißt es, «Gott wolle Gnade geben, dass das Spiel vielen dienen möge zur Besserung». In allen Werken tritt seine moralisierende Absicht zu Tage. Er will belehren und bessern.

Dabei verficht er die Sache der Armen und Machtlosen, denen er sich nützlich erweisen will. Für die «armen schuolerlin» übersetzt er die Komödien des Terenz «so nit allwegen mögen interpretes habe».

Den armen Leuten spricht er das Wort:

«Sobald ein Krieg dann fanget an, der arm', gmein Mann muss dann dran.
Wann er vom Krieg kommt wieder heim, so bringt er nichts denn müde Bein, viel Läus, dazu wenig Bargeld.»

Die Frauen sind bei Boltz nicht gut angeschrieben. Man versteht es, wenn man seine Erfahrungen in zwei unglücklichen Ehen in Betracht zieht.

Er weiß zwar, alles Lehren und Mahnen bessert die Menschen nicht; aber immer wieder versucht er es damit, denn sein Beruf ist der eines Seelsorgers. Dies vergisst er nie. Sogar im Illuminierbuch tritt es zutage, wo dieses Werk dazu mithelfen soll, «dass sich viel tugendreiche Menschen etwa selber über Kräuter und andere Figuren (Böseres zu vermeiden) erlustigen mögen.»

Er war vielleicht als Prediger ein etwas derber Polterer, aber sein Eifer war ein heiliger; er war im Grunde ein schlichter Mann, der aber um sein Können Bescheid wusste. Er wollte «sein Pfund und Gab' nicht vergraben, sondern darin werben und arbeiten ...».

Valentin Boltz hat auch uns Heutigen immer noch etwas zu sagen. Dieser ausgezeichnete Übersetzer und gottbegeisterte Prediger, der Fastnachtsspieldichter und Theoretiker der Malkunst, der Humanist, der in Vorzügen und Fehlern uns so menschlich anspricht, verdient es, dass sein Name der Nachwelt erhalten bleibe.

Hugues Walter

Eine Seite aus «Senece Gespraechbuechlin... Von den Unversehnen Zuofellen.. durch Valentinum Boltz von Ruffach, 1552». Das einzige bekannte Exemplar des Werkleins befindet sich auf der Stadtbibliothek in Colmar. Holzschnitt, wahrscheinlich von Boltz selber.

 

 

 

Article publié le 4 février 2026 par Gérard MICHEL.

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Ancien professeur de Lettres et passionné de paléographie, je partage sur ce blog le fruit de plus de 20 ans de travail autour de documents d'archives.

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