Chandelier de Barberousse (XIIe siècle), dans la chapelle palatine d'Aix-la-Chapelle. (im. Wikipédia)
Pendant la durée du gigantesque chantier entrepris pour la restauration du massif occidental, en particulier la démolition et la reconstruction de la tour ouest, l’orgue Claude Ignace Callinet qui avait été installé en 1855, devra être démonté et remisé. La tribune qui le soutenait a été démolie et une autre, l’actuelle, la remplacera à la fin des travaux.
Voilà ce qu’écrit Maximilien Mimey dans son courrier :
… à fin d’arriver au meilleur résultat, j’ai voulu donner le moins de hauteur possible au plancher, et à fin de dégager d’autant la rosace, j’ai en effet tout simplement, commandé en fers du commerce, au serrurier Tscheiller, l’armature principale du plancher en bois qui doit supporter les orgues et les personnes admises dans la tribune…
La nouvelle tribune sera rabaissée, ce qui nécessitera des aménagements portés au buffet de l’orgue, pour l’adapter à sa nouvelle place, des découpes restées visibles. Ces découpes de l'arrière du buffet, qui avaient été effectuées à l'origine pour contourner les moulures de la colonne, sont aujourd’hui décalées plus bas et de nouvelles ont dû être faites…
La tribune est soutenue par une armature de poutrelles en fer d’un poids de plus de trois tonnes, portée par des consoles scellées dans la pierre avec 60 kilos de plomb. L’ensemble sera recouvert de planches de sapin rabotées et protégé par une balustrade et main courante.
Maximilien Mimey a donc eu l’élégance de préserver la vue sur la rosace, qui fait la fierté de l’édifice, une attention qu’avait peut-être déjà eue Claude Ignace Callinet, au moment de la conception de l’orgue, dans l’organisation de la Montre, les tuyaux de façade, qui semblent soutenir la rosace…
Et les choses sont restées en l’état, pendant un siècle et demi !
Aujourd’hui, un nouvel éclairage a été mis en place, dans la nef et les bras du transept , remplaçant les lampes halogènes qui masquaient en partie les clés de voûte : d’immenses lustres à roue, couronnes de lumière, équipés de lampes leds.
Un rappel stylisé aux luminaires romano-byzantins Zarlenga du chœur, ou aux lustres circulaires de l’époque romane? Ces chandeliers, le plus souvent uniques, étaient suspendus dans le chœur et symbolisaient la Jérusalem céleste ...
Une réussite? Un progrès?
Que t'en semble, lecteur ? Cette difficulté vaut bien qu'on la propose ...
Vue sur la rosace ...
Vue sur le chœur, l'autel et l'officiant ...
Gérard Michel, "lanceur d'alerte d'opérette"




